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À propos
Au XVIIIe siècle, l’Empire Ottoman suscite toujours une insatiable curiosité en Europe. Après l’affront subi par Louis XIV par l’émissaire du sultan Mehmed IV et la riposte en musique de la cérémonie turque dans le « Bourgeois Gentilhomme », les relations s’apaisent. Un imaginaire positif et serein se développe, davantage caractérisé chez les compositeurs par une évocation poétique de la musique turque et par un exotisme
léger que par une recherche d’authenticité.
De Couperin à Mozart, de la France à l’Autriche – qui, elle, est en contact direct avec la culture ottomane de par sa situation géographique et les risques militaires d’un passé récent – découvrons les couleurs contrastées, les rythmes francs et les mélodies d’inspiration populaire que suscite l’esprit « Alla Turca », avant qu’un autre exotisme, celui de l’extrême Orient, ne lui fasse concurrence dans tous les arts
Distribution :
(Soprano),
2 violons,
Violoncelle
Jérôme Correas, clavecin et direction
Programme provisionnel :
François Couperin : La Sultane, sonate en quatuor
Jean-Philippe Rameau : Les Indes Galantes (Le Turc généreux)
Michel Corrette : Concerto n.19 en La Majeur, « La Turque »
Christoph Willibald Gluck : « Les Pelerins de la Mecque » (extraits)
Josef Haydn : « l’Incontro improvviso » (extraits)
Wolfgang Amadeus Mozart : Rondo « Alla turca », K 331 (transcription)
André Campra (si vocal) :
L’Europe Galante / La Turquie
– Air de Zaïde « Mes yeux, ne pourrez-vous jamais forcer mon vainqueur à se rendre ? »
– Passacaille
– Air de Zaïde : « Que l’amour pour nos cœurs fasse naître mille ardeurs »
– Marche des Bostangis